Le gouvernement va plafonner les tarifs des prothèses dentaires et augmenter la base de remboursement des couronnes, tout en revalorisant certains actes pratiqués par les chirurgiens-dentistes. Dans son discours de politique prononcé le mardi 4 juillet, le premier ministre Édouard Philippe, a multiplié les annonces concernant la santé, notamment la fin des restes à charges pour les prothèses dentaires d’ici 2022. Quand vous souhaitez savoir beaucoup, vous pouvez chercher plus de Lampe de diagnostic sur matériel dentaire.

D’après un communiqué de presse du gouvernement, jeudi 13 juillet, la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzin, a reçu trois syndicats, représentants des chirurgiens-dentistes libéraux, CNSD, UD et FSDL, afin de renouer le dialogue entre les professionnels de santé et l’Assurance maladie. Elle leur a annoncé une reprise des négociations et le report au 1er janvier 2019 du règlement arbitral En effet, vendredi 6 janvier 2017, deux des principaux syndicats de chirurgiens-dentistes (FSDL et CNCD) avaient claqué la porte des négociations avec l’Assurance maladie concernant la revalorisation de leurs actes, jugée « insuffisante ».

 

La réforme de la tarification des dentistes a donné lieu à plusieurs actions de protestation ces dernières semaines, dont la dernière, vendredi dernier à Paris, a rassemblé entre 6 000 et 10 000 personnes. « Il y a une énorme colère de la profession. On a l’impression d’être puni de ne pas avoir accepté de signer » l’avenant à la convention, a fustigé, de son côté, Catherine Mojaïsky, la présidente de la CNSD. La ministre a également annoncé que les nouvelles négociations entre les syndicats des chirurgiens-dentistes et l’Assurance maladie devront être menées en lien étroit avec les complémentaires santé.

 

Suite à l’échec de ces négociations, la profession s’était vue imposée un règlement arbitral dont les mesures devaient entrer en vigueur au 1er janvier 2018. Vivement contesté par les chirurgiens-dentistes, le règlement prévoit notamment le plafonnement des tarifs des prothèses en échange de revalorisations des soins conservateurs. Pour la ministre, il s’agit « d’un levier incontournable pour l'amélioration de la prise en charge des patients », mais elle précise que « les partenaires conventionnels doivent trouver ensemble un équilibre qui se substituerait au règlement arbitral, en veillant avec responsabilité à la soutenabilité financière et la pérennité des engagements pris ».

 

 

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