L’homme de Neandertal (Homo neanderthaliensis, – 300 000 à – 30 000 ans) est connu des paléoanthropologues pour être essentiellement un mangeur de viande. En 2016, dans la revue Journal of Human Evolution and Quaternary International, l’équipe de physico-chimistes du Centre d’évolution humaine et de paléoenvironnement de Senckenberg à Tübingen (Allemagne) menée par Hervé Bocherens, a réalisé une analyse des atomes du collagène, une protéine contenue dans les os, les dents et les cartilages. Vous pouvez bien comprendre plus de marathon micromoteur sur www.athenadental.fr

Véritable attrape-tout, la plaque dentaire est un dépôt de phosphate de calcium et de magnésium issu de la salive, mélangé à des micro-organismes, essentiellement des bactéries, de la bouche et des appareils digestif et respiratoire, mais aussi de petits morceaux de nourriture coincés dans les dents. Avec le temps, la plaque dentaire se minéralise et se transforme en tartre qui peut provoquer des maladies comme la parodontite ou la gingivite.

Le tartre est le gisement minéral jaune ou brun sur les dents, ce qui peut conduire à la parodontite surtout si elle augmente et sans retrait, Il peut se déposer sur toute la surface des dents. Le tartre est normalement clair comme il peut être coloré par la consommation de produits comme le thé, le café ou le tabac, et atteindre des teintes de brun foncé. On peut observer ce genre de colorations au niveau des caries.

Les chercheurs ont également reconstruit l’ensemble des populations bactériennes, le microbiome, de la bouche de Neandertal, de façon à évaluer son état sanitaire et ses éventuelles maladies. Il en ressort que le Néandertalien espagnol avait un abcès dentaire, une parodontose visible sur la mâchoire, une maladie plus courante que la simple carie, semble-t-il, bien que ce fait fasse l’objet d’un débat au sein des paléoanthropologues.

L’analyse du tartre a également révélé la présence d’ADN de la moisissure Penicillium aux vertus antibiotiques bien connues.Enfin, les chercheurs australiens ont réalisé le séquençage presque complet d’une bactérie très similaire à Methanobrevibacter oralis, qui provoque une parodontie, une infection de la gencive et du tissu osseux. 

 

La dent de bernique, c’est le plus solide matériel